ASSEMBLEE GENERALE 2007



La tribune

Notre assemblée générale s’est déroulé le dimanche 1er avril 2007 à Mirabel aux Baronnies dans la grande salle polyvalente Louis Chalon.

Nous avons recensé 215 adhérents présents dans la salle, quelques invités et 2 journalistes.

Une partie de la salle

La séance à été ouverte par notre coprésident Martial Espitalier qui s’est réjoui de voir cette salle comble, preuve d’une bonne motivation de nos adhérents, il a salué la présence de notre député Hervé Mariton , nouvellement ministre des DOM TOM, qui accepté notre invitation.

Christian Cornillac, maire de Mirabel aux Baronnies, a ensuite souhaité la bienvenue à tous les participants et a rappelé l’importance de notre action pour s’opposer à la création de ce PNR des Baronnies qu’il juge inutile, coûteux et dangereux pour nos libertés.

Après un rappel de l’ordre du jour, le secrétaire Antoine Ivarnes a lu le rapport d’activité pour l’année écoulée.

Bernard Bailly coprésident à présenté le Bilan financier, adopté à l’unanimité puis le Budjet prévisionnel lui aussi adopté à l’unanimité.

Ce fut ensuite le rapport moral présenté par les 3 coprésidents : Martial Espitallier maire de Nossage et Bénévent, Georges Combel maire de Cornillac et Bernard Bailly responsable associatif, de Rémuzat.

Les 3 interventions des coprésidents ont été très applaudies et ce rapport moral fut adopté à l’unanimité.

Ce fut ensuite le renouvellement du conseil d’administration, 3 nouveaux membres  ont été élus, Jean Marc Philibert maire de Saint Sauveur Gouvernet, Guy Rolland très connu dans le Nyonsais et Lucien Andéol conseiller municipal de Le Pegue. La réélection des sortants et l’élection des nouveaux membres se sont faite à l’unanimité des votants.

Nous avons proposé ensuite de procéder  à la modification de l’objet de notre association, nous y avons ajouté la notion de protection de l’environnement. (Voir les statuts).

Pourquoi cet additif à l’objet social?

2 raisons :

La première, une raison objective, nous sommes, nous tous, membres de l’association soucieux de protéger notre environnement, comme l’on fait depuis des générations les habitants de ce territoire, que tout le monde qualifie de remarquable par sa biodiversité et la beauté de ces paysages .Preuve que le bon sens local a toujours prévalu, et c’est dans la continuité que nous nous plaçons.

Nous défendons les activités ancestrales locales (agriculture, pastoralisme, chasse…) qui ont toujours contribuées à l‘entretien de cet environnement.

La 2ème raison est « tactique » :

En  rétablissant, la facette de défense de l’environnement dans  l’objet social de Baronnies libres sans parc, nous pourrions être reconnus en la matière, et pourrions participer  à des commissions ou études environnementales ( dans le cadre du projet parc ou autre) .Nous avons au sein de l’association des personnes qui vivent  dans le milieu et y travaillent .Je pense principalement aux agriculteurs , éleveurs et autre pratiquant d’activités proches de la nature .Nous avons les compétences, le savoir faire et la pratique  d’une écologie de terrain .

Il ne faut pas se priver de cette éventualité, et toujours abandonner la place à d’autres associations écologistes radicales.

Ce changement dans nos statuts à été adopté à l’unanimité.

Nous avons ensuite proposé une résolution spéciale à nos adhérents rédigée comme suit :

« L’assemblée générale de BARONNIES LIBRES SANS PARC, a pris connaissance qu’un certain nombre de communes de la Drôme pourraient faire partie du projet du PNR VENTOUX. Compte tenu d’une part que des adhérents de l’association sont concernés par ce projet et que d’autres part des opposants au PNR du VENTOUX,  mitoyen des BARONNIES,  sont entrain de s’organiser, l’assemblée générale donne pouvoir au conseil d’administration pour travailler durant l’année à venir avec nos voisins du VENTOUX afin qu’ils puissent s’organiser et de manière à ce que nous puissions ensemble mettre en place des stratégies communes et complémentaires voir à participer à des actions communes ».

Cette résolution a été adoptée à l’unanimité.

Monsieur Dominique BODON maire de Malaucène a pris la parole pour remercier l’assemblée et pour expliquer son opposition au projet de parc du Ventoux, il a rappelé l’importance de travailler ensemble et a précisé que les opposants au PNR du Ventoux ont adopté notre action de d’implantation des panneaux « NON AU PARC » avec la même charte graphique.

Les actions à venir :

Pour commencer, la pose des panneaux « NON AU PARC » est plus que jamais nécessaire, avec plus de panneaux que l’an dernier, il faut montrer d’abord, notre opposition a ceux qui n’ont pas encore pris position, ceux qui ne sont pas encore informés, ceux qui n’ont pas été consultés enfin aussi aux touristes qui viennent chez nous et que nous accueillons bien volontiers, même sans Parc.Et enfin pour montrer aussi aux médias    ( surtout la presse locale) ou à tous ceux qui essaient de minimiser notre mouvement , que nous sommes bien là et nombreux ! (Règlementation pour les panneaux)

Un adhérent, Bernard Teste a suggéré que nous imprimions un argumentaire en grand nombre pour expliquer les raisons de notre opposition, argumentaire à disposition des adhérents pour répondre aux questions qui leur sont posées, pour qu’ils le distribuent autour d’eux. Le Conseil d’administration retient cette proposition.

Nous avons ensuite débattu de notre participation au prochain « Printemps du Parc » si les promoteurs du parc l’organisent.

Les avis sont partagés, il y a ceux comme Jean Marc Philibert qui pensent que nous l’avons fait 2 années de suite se qui nous a permis de montrer qui nous étions nombreux, déterminés et structurés et maintenant il faut passer à autre chose, montrer que nous somme capable de défendre le monde rural, promouvoir les produits et activités du notre région en organisant par exemple une journée où nous mettrions à l’honneur nos produits et nos activités.

Il y à ceux comme Georges Combel qui souhaitent que nous retournions un fois de plus cette année pour nous monter et peser sur les grands élus qui sont très affectés par ces démonstration de force.

Il y a ceux comme Bernard Bally qui pensent qu’il faut participer aux tables rondes traditionnellement organisées l’après midi du printemps de parc, participer pour y apporter la contradiction dans le calme et le respect des promoteurs du parc. Pour cela il faudrait  y allez en nombre restreint.

Le conseil d’administration a demandé à l’assemblée de lui donner pouvoir pour choisir la proposition qui sera la plus opportune.

Serge CORNUD maire de Vinsobres a rappelé que son conseil municipal a refusé l’adhésion au syndicat mixte, il a fait remarqué que ce refus représente 3500 ha du Parc, il serait intéressant de comptabiliser la superficie totale appartenant aux opposants du Parc, privés ou public.

Les travaux de l’assemblée étant terminés nous avons donné la parole à notre député Hervé Mariton, devenu ministre tout récemment.

Si vous avez du haut débit cliquer sur la photo pour voir la vidéo de l'ntervention


Pour écouter l'intervention, cliquer ICI

Hervé MARITON a réaffirmé son opposition à la création d’un PNR dans nos Baronnies, il a rappelé qu’il y était opposé depuis longtemps et il a expliqué pourquoi il s’y opposait.

« Autant un PNR peut se justifier dans un territoire qui manque d’identité, comme c’était le cas dans le Vercors à une époque, autant un PNR peut être utile dans un territoire qui manque de structures, comme le Vercors  au début, pas de Pays, des intercommunalités balbutiantes, autant pour notre territoire qui à une identité forte la « Drôme Provençale », qui ne manque pas de structures, le Pays, les intercommunalités fortes, un PNR ne se justifie pas. »

Il a dit aussi à propos de la multiplication des structures :

« …, sans vouloir faire de grands mots, on est ici au cœur de mal français, la multiplication des structures est une tragédie, il y a des gens qui disent et il n’ont pas tort que la France est sûrement un pays sous organisé mais qu’elle n’est sûrement pas un pays sous administré, on en rajoute, on en rajoute … »

Pour finir, à la fin de son intervention, Hervé MARITON a adhéré à notre association et nous a tendu les 10€ de sa cotisation. Il a été longuement applaudi par l’assemblée.

A la fin de l'intervention du député, monsieur Gérard TENOUX maire de BRUIS et président de structure communale dans les Haute Alpes à pris la parole pour souligner le travail de notre association à laquelle il vient d'adhérer. Monsieur TENOUX a témoigné de ce qui s'est passé dans les Hautes Alpes, à savoir les pressions faites par des élus Drômois auprès des conseils municipaux des Hautes Alpes, des financements, des emplois ont été promis aux communes. Il dénonce ces ingérences dans les conseils municipaux. Il convie les élus communaux à avoir le courage de dire non, il faut refuser ce code de bonne conduite qui consiste à être pro parc. (L’intégralité de son intervention s'entend dans la bande son)

Il y eu une question au député sur le rôle du sous préfet dans la création du syndicat mixte.

Il a répondu que le sous préfet est neutre dans cette création, « son rôle est d’enregistrer un procédure administrative » il poursuivi en disant : « ensuite le sujet est d’obtenir que les communes votent non, l’enjeu fondamental maintenant est que les communes ne se laissent pas entraîner dans un mouvement qui leur paraîtrait irréversible et je crois aussi qu’il faut y croire, vous, moi puisque j’ai payé ma cotisation, il faut que nous y croyions, qu’on explique que le mouvement n’est pas irréversible …. A l’égard  du syndicat de préfiguration il faudra beaucoup de distance et en même temps convaincre les communes et d’une certaine manière, si je peux lancer une idée, le plus il peut y avoir de communes qui avant même d’être saisies du processus pour le fait de savoir si elles sont d’accord pour rentrer ou non dans le parc, diraient en amont, par des motions toutes simples : NON on ne veut pas y aller ».Et de suggérer qu’au plus tôt ce serait fait au mieux ce serait.

Les 2 intervenants de l’après midi se sont présentés :

 Gérard BEAUD, président du G. A. P. P. A. L. V. V. R. ( http://loisirsverts.free.fr/ ), association qui regroupe un ensemble de pratiquants de loisirs verts : randonneurs pédestres, équestres ou motorisés, kayakistes, pratiquants de l’escalade, chasseurs et pêcheurs, cueilleurs de champignons représentés par onze associations et membres individuels de la Haute Loire. Gérard à fait une remarque très instructive, à savoir que dans l’Allier il y a un projet de PNR qui vient comme par hasard sauver un syndicat mixte moribond, comme le SAB chez nous ? De là à penser qu’il y aurait une stratégie de la fédération nationale des PNR, laquelle aurait recensé les syndicats mixtes moribonds pour faciliter la mise en place de PNR dans les territoires qui n’ont en pas encore, c’est une réflexion à mener.

Rober GROBET de l’association LE GRAND CHARNIER (www.legrandcharnier.com) qui est une  association pour la protection du pastoralisme et de la faune sauvage contre les grands prédateurs,

Ce fut le temps de l’apéritif offert par l’association ou nombreux sont venu discuter avec Hervé Mariton le tout nouveau Ministre de l’outremer.

La salle fut rapidement aménagée en « cantine » où un grand nombre d’adhérents ont pris un déjeuné convivial, arrosé avec modération d’un excellent « Coteaux de Baronnies » de la cuvée spéciale que l’association à mis a disposition de ses sympathisants et adhérent (15 € le carton de 6 bouteille).

Cliquer sur les photos pour les agrandir

  
  

 

A 14H30, la salle était de nouveau prête pour les exposés de nos invités.



Robert GROBET, Président du GRAND CHARNIER

C’est monsieur Robert Grobet qui a commencé, il nous a présenté l’association du GRAND CHARNIER dont il est le président,  le nom de l’association vient de ce beau sommet de 2500 m au nord du massif de Belledonne dans les Alpes. C’est aussi sur les pentes du Grand Charnier que des bergers protègent, comme ils le peuvent, leurs troupeaux attaqués par les loups depuis 1997. L’association fut créée en avril 2004, association pour la protection du pastoralisme et de la faune sauvage contre les grands prédateurs.

Il nous a décrit les grands prédateurs, l’Ours, le loup et le Lynx précisant que ces espèces animales ont été introduite par l’homme, de manière légale quelque fois mais aussi clandestinement par des écologistes irresponsables.

Monsieur Grobet a ensuite cédé la place à monsieur Jean Louis Grasset secrétaire de l’association.



Monsieur Jean Louis GRASSET, secrétaire du GRAND CHARNIER

Monsieur Grasset nous a montré les dégâts provoqués au bétail et à la faune sauvage par le loup dans les Alpes. Des photos insoutenables à regarder prises par des membres de l’association et par des bergers, il a démontré, chiffres à l’appui que ces nuisances sont apparues avec le loup, ce que contestent les défenseurs du loup. Son exposé nous a bien fait comprendre la détresse des éleveurs, détresse qui n’est pas seulement due aux pertes financières importantes mais aussi au stress et au surcroît de travail qu’ils subissent tout au long de l’année.

L’exposé de nos amis du Grand Charnier a été très apprécié par l’auditoire.


Monsieur Gérard BEAUD du GAPPALVVR

Ce fut ensuite Gérard Beaud président du G. A. P. P. A. L. V. V. R. qui prit la parole pour nous parler « des dessous des PNR ».

Il a commencé par nous rappeler toutes les étapes qui précèdent la création d’un PNR, c’est maintenant 45 PNR qui sont implantés en France. Une soixantaine est envisagée.

Gérard nous a expliqué combien les administrations, l’éducation nationale, les conseil scientifiques des PNR et toutes les instances de décisions territoriales sont « infiltrés » par des écologistes militants, des personnes qui sont membres de la Fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT  (FNE), de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), de la Ligue ROC pour la protection de la faune sauvage et de défense des non chasseurs, et toutes ces association sont reconnue d’utilité publique bien sûr.

Gérard nous a parlé aussi du financement des PNR, il a « décrypté » quelque lignes d’un plan de financement du PNR du Livradois-Forez, pour l’action intitulée : « Développer l’accès aux Technologies de l’Information et de la Communication », un financement de 679600 €, en fait ils ont créé un site Internet, quand on sait que la création d’un site internent coûte 3 fois rien si on veux !!!

Les PNR adhèrent à la Fédération Nationales des PNR, et à ce titre applique les politiques définies par la fédération, pire encore la fédération nationale des PNR adhère à la fédération Européenne des PNR, (EUROPARC) et donc épouse la politique européenne des PNR, les directives européennes directement applicables dans tous les PNR européens, ça fait froid dans le dos. Que deviennent les pouvoirs du maire dans tout ça ?

Autre sujet préoccupant : le SIG (Système d'Information Géographique) qui se met en place avec le financement des PNR, c'est la cartographie informatisée du territoire (images satellites ou aériennes). Plus rien ne passe inaperçu, pour quel usage ?

L’exposé de Gérard a fasciné tout l’auditoire par sa clarté et sa densité. Merci Gérard.

Un échange avec le public s’en est suivi, monsieur Olivier Roland a pris la parole pour dire qu’il est lui favorable à la création d’un PNR dans les Baronnies, il a reconnu avoir appris de Gérard des choses qu’il ne connaissait pas.

Yves Nicolas, un adhérent nous a fait part d’un article dans le courrier des lecteurs de l’Epine Drômoise, le journal  de la FRAPNA (Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature), article écrit par un certain monsieur Philippe COCHET, membre de la FRAPNA.

Cet écrit montre bien que les écologistes ont une vision de la vie rurale que nous ne comprenons pas, l’intégrisme écologique est une réalité.

Un autre adhérent, Michel DEVETZOGLOU conseiller municipal de Saint Sauveur Gouvernet, nous à donner une information très intéressante, le conseil général a financer à hauteur de 24000 € un projet de 28000 € à l’association « Vautours en Baronnies », cet argent a servi a mettre en place une chambre froide pour y déposer les ossements que laissent les vautours sur les lieux de nourrissage, lesquels os sont ensuite récupérés par une entreprise spécialisé pour les incinérer.

Ce qui est scandaleux, c’est que le centre de soins aux personnes âgées de Curnier en difficulté qui a un déficit 2006 de 30000 €  n’a obtenu du conseil général que 13000 €, le reste c’est les communes desservies par le centre qui vont le combler. Les vautours auraient ils plus d’importance que nos anciens ?

Vers 18 heures nous nous sommes séparés heureux et fiers de cette journée réussie.